Définitions utiles

(English)

Orientation sexuelle :

L’orientation sexuelle est comprise comme faisant référence à la capacité de chacun de ressentir une profonde attirance émotionnelle, affective et sexuelle envers des individus du sexe opposé, de même sexe ou de plus d’un sexe, et d’entretenir des relations intimes et sexuelles avec ces individus.

Identité de genre :

L’identité de genre est comprise comme faisant référence à l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance, y compris la conscience personnelle du corps (qui peut impliquer, si consentie librement, une modification de l’apparence ou des fonctions corporelles par des moyens médicaux, chirurgicaux ou autres) et d’autres expressions du genre, y compris l’habillement, le discours et les manières de se conduire.

Homophobie :

« L’homophobie est l’attitude d’hostilité à l’égard des homosexuels, hommes ou femmes. Le terme semble avoir été utilisé pour la première fois aux Etats-Unis en 1971, mais ce n’est qu’à la fin des années quatre-vingt-dix qu’il apparaît dans les dictionnaires de langue française. Pour Le Nouveau Petit Robert, homophobe est celui qui éprouve de l’aversion pour les homosexuels, et, pour Le Petit Larousse, l’homophobie est le rejet de l’homosexualité, l’hostilité systématique à l’égard des homosexuels. Si la composante première de l’homophobie est effectivement le refus irrationnel, voire une haine envers les gays et les lesbiennes, elle ne peut néanmoins être réduite à cela.

De même que la xénophobie, le racisme, ou l’antisémitisme, l’homophobie est une manifestation arbitraire qui consiste à désigner l’autre comme contraire, inférieur ou anormal. Sa différence irréductible le place ailleurs, hors de l’univers commun des humains. Crime abominable, amour honteux, goût dépravé, mœurs infâmes, passion d’ignominie, péché contre nature, vice de Sodome, autant de désignations qui, pendant des siècles, ont servi à qualifier le désir et les relations sexuelles ou affectives entre personnes de même sexe. Enfermé dans le rôle du marginal ou de l’excentrique, l’homosexuel est désigné par la norme sociale comme bizarre, étrange ou fantasque. Et le mal venant toujours d’ailleurs, en France on a qualifié l’homosexualité de « vice italien », de « mœurs arabes », de « vice grec », ou encore de « coutumes coloniales ». L’homosexuel comme le Noir, le juif ou l’étranger est toujours l’autre, le différent, celui avec qui toute identification est impensable. »[1]


[1] Daniel Borrillo, L’homophobie, PUF, coll. « Que sais-je ? », Paris, 2000

Personne transgenre :

L’identité de genre est l’un des aspects les plus fondamentaux de la vie. Le sexe de la personne est généralement déterminé à la naissance, puis il devient un fait juridique et social. Or, certaines personnes – assez peu nombreuses – ne se reconnaissent pas dans le sexe auquel elles appartiennent. Il en va de même pour les personnes intersexuées dont le corps présente au plan physiologique un mélange de caractères mâles et femelles, y compris pour certaines d’entre elles du point de vue de leur anatomie génitale. Pour d’autres encore, le problème vient d’une perception innée d’elles-mêmes qui ne correspond pas au sexe qui leur a été donné à la naissance. On parle, pour désigner tous ces cas de figure de personnes transgenres ou transsexuelles.

Stigmatisation :

La stigmatisation a été décrite comme un processus dynamique de dévaluation qui discrédite significativement un individu aux yeux des autres. Les caractéristiques sur lesquelles se porte la stigmatisation, par exemple la couleur de la peau, la manière de parler et la préférence sexuelle, peuvent être totalement arbitraires. Dans une culture ou une situation particulière, certains attributs sont choisis et définis par d’autres personnes comme peu honorables ou sans valeur.